SKU PROJ-010 · Release 2026
Dans la plupart des équipes, les questions de design arrivent plus vite que les designers ne peuvent y répondre. L'Assistant DA rend la direction artistique accessible à tous : chacun trouve la bonne règle, lance une maquette ou un support, et le designer valide ce qui part.
Un chef de produit se demande quelle couleur utiliser pour une alerte. Le marketing a besoin d'un visuel conforme pour le lendemain. Un développeur hésite entre deux composants. Toutes ces questions convergent vers la même équipe design, presque toujours sous-dimensionnée. Les designers passent leurs journées à répondre au lieu de concevoir, les autres attendent ou improvisent, et la marque se dilue un écran après l'autre.
Faire de la direction artistique un service accessible à tous, à toute heure. Un assistant qui répond aux questions de design, audite un écran, crée ou modifie une maquette. Une seule condition : ne jamais sortir des règles de la marque.
Une direction artistique n'existe jamais en un seul endroit. Les tokens et les composants sont dans le design system. L'image, l'illustration et l'iconographie, dans les contenus marketing. La façon d'écrire, dans le ton de voix. Il a d'abord fallu tout rassembler, puis vérifier chaque source et la dater. Une capture récente prime sur une ancienne, et un document officiel sur un relevé tiers. Quand deux sources se contredisent, la plus fiable l'emporte et l'écart est consigné.
Un modèle de langage lit bien ce qui est structuré. La direction artistique a donc été découpée en fiches courtes, une règle par fiche, toutes construites sur le même gabarit : la règle en une phrase testable, son intention, son contexte d'application, ce qu'il faut faire et éviter, sa source. Chaque fiche reçoit un identifiant qui ne changera plus jamais, et des métadonnées complètes : type, écrans concernés, niveau d'émotion attendu, statut, degré de confiance. C'est le travail le plus long et le moins visible.
Les quelque 200 fiches vivent dans un référentiel unique. Chaque composant de la librairie Figma porte l'identifiant de sa fiche, et chaque fiche renvoie à son composant. Le même référentiel répond à deux publics : l'équipe, qui filtre et trouve sa réponse en moins d'une minute, et l'assistant, qui n'a le droit de puiser nulle part ailleurs.
Le modèle a été contraint aussi rigoureusement qu'un composant d'interface. Ses règles de conduite sont rangées dans le même référentiel que la marque, avec leurs identifiants. Il ne répond qu'à partir des fiches et cite systématiquement celle qu'il applique. Faute de règle, il répond « non documenté » et propose la fiche à créer. Il écrit comme un directeur artistique pressé : la réponse d'abord, quelques phrases, les sources en dernière ligne. Il n'emploie que les composants et les couleurs existants, et ne fait jamais entrer seul un élément dans la librairie. Chaque affirmation affiche son niveau de confiance, et ce qui repose sur une hypothèse reste une suggestion, jamais une correction imposée.
Se servir de l'assistant tient en quatre usages, chacun avec son livrable.
L'assistant agit, puis montre, et rien n'est jamais écrasé. Chaque livrable arrive dans une section Figma versionnée qui réunit, côte à côte, un changelog (la demande, les règles appliquées, la date), la maquette d'origine clonée et intacte, et la nouvelle version.
Chaque échange est journalisé, de la question à la décision finale. L'assistant annonce ce qu'il fait dès sa première phrase, ce qui permet de l'interrompre, et ne s'arrête de lui-même que lorsqu'une décision engage la marque. Tout ce qu'il produit reste un brouillon jusqu'à la review d'un designer, et les sujets sensibles comme le prix, le juridique ou l'accessibilité exigent une relecture renforcée.
Le démonstrateur a d'abord été construit sur la direction artistique d'une grande marque grand public. Il fonctionne désormais en marque blanche : l'assistant, ses règles de conduite et ses 4 flows restent les mêmes, seul le référentiel change. Brancher une autre marque revient à lui donner un autre référentiel, structuré de la même façon. Un référentiel construit sur le design system de Yeita est déjà en place.
Le DS Setup est un outil qui s'appuie sur Figma et GitHub pour en faire la source de vérité du design system : les composants, leurs propriétés et leurs tokens sont lus là où ils vivent vraiment, côté design comme côté code. C'est cette base qui alimente le référentiel, plutôt qu'une documentation recopiée à la main et vite périmée.
Un démonstrateur opérationnel sur les 4 flows, traçable à chaque étape, pas encore en production. Prochaine mesure : le temps gagné par l'équipe, et la part des demandes qui n'ont plus besoin d'attendre un designer.
Relier l'assistant au DS Setup en continu. Il pourrait alors confronter Figma et le code composant par composant (mêmes noms, mêmes propriétés, mêmes tokens) et signaler chaque écart avant qu'il n'atteigne la production.